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Prolégomènes
L’Internet est un réseau de réseaux informatiques interconnectés.
Il a été créé par le Département de
Défense américain dans les années 1960 (il s’appelait
alors Arpanet) pour faciliter et fiabiliser les communications entre les
ordinateurs des centres de recherche militaire. Il est basé sur
un protocole de communication (le TCP/IP), qui permet d'envoyer une information
découpée en paquets, lesquels se dirigent sur le réseau
de façon indépendante.
Dans les années 1970, ce réseau s’est étendu aux
universités pour permettre une meilleure communication entre les
chercheurs, quel que soit leur domaine d'expertise. L’esprit de partage
de savoirs de la recherche a longtemps été prédominant
sur l’Internet et reste encore marquant. C’est cet esprit qui a mené
à la création du World Wide Web (ou toile mondiale) au début
des années 1990 par des chercheurs du CERN.
Le web permet à toute personne connectée à l’Internet
de prendre connaissance des informations diffusées sur n’importe
quel serveur connecté lui aussi au réseau. Cette toile mondiale
est basée sur la technologie de l’hypertexte, qui permet de commuter
automatiquement d’un serveur informatique à un autre. En entrant
l’identifiant d’un serveur (son adresse ou URL pour Uniform Resource Locator),
l’internaute accède directement aux informations. Celles-ci sont
organisées en pages, et l’utilisateur peut passer de l’une à
l’autre grâce à des liens proposés par le site visité.
L’hypertexte permet aussi de créer des liens d’un serveur web à
un autre serveur.
Sur les pages web, les données peuvent mêler textes, images,
sons, vidéo et doivent pouvoir être lues par tout type d’ordinateur
(PC, Mac, station Unix, etc.). Cela facilite l'échange, dans un
parc informatique mondial hétéroclite. En effet, lorsqu’un
texte est écrit grâce à un logiciel de traitement de
texte sur un Macintosh, par exemple, il est toujours délicat de
le lire par la suite sur un PC. Les systèmes d’exploitation sont
différents et même si l’on enregistre le texte dans un format
a priori compatible, il n’est pas rare de perdre la mise en page du texte,
voire quelques paragraphes. De telles erreurs ne sont pas possibles avec
l'outil universel qu'est le web.
Le web utilise un langage universel et simple : le HTML.
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] - [ Principes du HTML ] - [ Créer
une page en HTML ]
[ Premiers éléments
de programmation ] - [ La mise en page d'un document
HTML ]
[ La mise en forme des caractères
] - [ Les liens hypertextes ] - [ Insérer
des images ]
[ Un peu de couleur dans votre
page web ] - [ Les tableaux ] - [ Les
listes ] - [ Les cadres ]
Principes du HTML
Le HTML est une langue très simplifiée permettant la mise
en page de documents pour le web. Pour éviter les mises en forme
propriétaires, telles que celles des traitements de texte, toutes
les indications de mise en page sont indiquées de façon textuelles.
Elles sont déchiffrées linéairement par le navigateur.
Pour être compréhensibles par tous les types de machine, les
pages en HTML doivent être sauvegardées en format "texte seulement"
("text only" en anglais), c'est à dire faisant fi de toutes les
décorations de mise en page, même les sauts de ligne et la
typographie.
Ainsi, une page en HTML n'est qu'un document textuel, qui décrit
pas à pas ce qui doit s'afficher à l'écran. Ces descriptions
prennent corps dans des balises (tags en anglais) qui explicitent les caractéristiques
de mise en page. Une balise est délimitée par un "<" entrant
et un ">" sortant. Elles sont exprimées en langage quasi-naturel.
Par exemple, lorsque l'on veut centrer un paragraphe, la balise est <CENTER>.
Pour indiquer que la mise en page souhaitée n'a plus lieu d'être,
il faut réecrire la balise en question, en y ajoutant le signe "/"
juste après le "<" ouvrant. Ainsi, pour indiquer que l'on ne
souhaite pas que la suite du texte soit centrée, il suffit d'écrire
</CENTER>.
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Créer
une page en HTML
La création d'une page web est devenue très facile sans
taper la moindre ligne de code grâce à de nombreux éditeurs
disponibles gratuitement sur le réseau. Pour créer une page
web, il est possible se munir d'un tel logiciel, mais alors ce tutoriel
ne vous serait d'aucune utilité.
Voici toutefois quelques logiciels d'édition :
-
Netscape Communicator (version 4 et au delà) est muni d'un éditeur,
Netscape Composer, qui permet de créer une page rapidement. Très
facile à utiliser, il présente cependant le défaut
d'offrir à la sortie un code quelque peu fouilli.
-
Microsoft Front Page est moins simple à manipuler mais il comprend
un pseudo-serveur qui facilite la création de gros sites, surtout
pour les tests des liens hypertextes.
-
Corel Web Designer permet comme Front Page de créer des sites complets
avec un pseudo-serveur.
Tous ces logiciels -et bien d'autres- vous faciliteront la tâche
pour créer une page, voire un site complet, sans vous soucier du
code HTML. Mais il vaut mieux créer ses pages soi-même, en
maîtrisant le code qui la définit. Pour cela, un logiciel
de traitement de texte classique suffit (Word, Wordpad ou Write pour Windows
95, Texteditor ou Emac pour Unix, Simpletext ou Bbedit pour Mac).
Notons toutefois, l'existence de HTMLed, logiciel qui laisse une entière
liberté de création et maîtrise d'écriture,
mais qui sait offrir des fonctionnalités pour faciliter la tâche
du programmeur que vous êtes ou allez devenir d'ici quelques pages.
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Premiers éléments
de programmation
Pour commencer, voici les premières opérations à
effectuer :
-
ouvrez un logiciel de traitement de texte et un document vierge,
-
pour indiquer dans le corps du document qu'il s'agit de HTML, il faut écrire
la balise <HTML> en début de document et </HTML> en fin. Il
est bon d'écrire d'emblée les deux balises, puis de remplir
le coeur du document entre elles. Votre document est donc de la forme :
-
donnez un nom au document que vous allez créer : pour être
identifié par l'ordinateur comme un document en HTML, il faut lui
donner un nom dont l'extension est ".htm" ou ".html". Vous pouvez par exemple
enregistrer le document sous le nom "page.html".
Attention ! Pour être lu par tout type d'ordinateur, il est
nécessaire d'enregistrer le document sous le type de fichier "texte
seulement". Pour être interprété par les navigateurs
comme un fichier HTML, il faut que le nom du document soit du type "nom.html",
où le nom du fichier ne doit pas comporter pas d'espace.
-
ouvrez un navigateur, qu'il s'agisse de Netscape Navigator, Microsoft Explorer
ou un autre,
-
ouvrez le fichier "page.html" que vous venez de créer.
Vous pouvez, avec les navigateurs, ouvrir un document en HTML se situant
dans votre ordinateur et non sur le web. A partir du menu "Fichier" ("File"
en anglais) puis du sous menu "Ouvrir" ("Open", "Open page" ou "Open file"),
sélectionnez le fichier que vous venez de créer ("page.html"
dans notre cas). Il peut être nécessaire de parcourir l'arborescence
de l'ordinateur pour accéder au dossier où vous l'avez enregistré.
L'adresse qui s'inscrit alors dans le navigateur est du type "C:\documents\page.html",
si par exemple vous avez enregistré le fichier "page.html" dans
le dossier "documents" situé à la racine du disque "c:".
-
par la suite, chaque fois que vous modifierez le fichier "page.html", et
après l'avoir enregistré à partir du logiciel de traitement
de texte, vous pourrez constater les dernières modifications en
rafraîchissant la page du navigateur avec le bouton "Actualiser"
("Reload" en anglais). Cela permet de prendre en compte les dernières
modifications que vous avez opérées.
A chaque fois que vous souhaitez constater l'évolution du document
à partir du navigateur, il faut enregistrer le document avec le
logiciel de traitement de texte avant de rafraîchir la page.
La page étant créée, il convient maintenant de
la remplir. Pour cela, il faut savoir qu'un document sur le web se compose
de deux parties : un en-tête et un corps.
L'en-tête
du document
L'en-tête comprend :
-
le titre du document (celui qui apparait dans la barre en haut de l'écran
à côté du nom du navigateur),
-
des identifiants, appelés Metatags, qui sont facultatifs mais permettent
au document d'être correctement répertorié dans les
moteurs de recherche,
-
parfois des programmes informatiques, lorsque le document contient des
fonctions en Java.
Pour définir l'en-tête du document, la balise est naturellement
<HEAD>.
Pour commencer, il s'agit de donner un titre au document. Ce titre
se trouve entre deux balises : l'une ouvrante <TITLE> et l'autre fermante
</TITLE>. Puis il s'agit de fermer l'en-tête par la balise </HEAD>
Exercice n°1
Créez une page sous le nom "page.html", dont le titre est :
"Page sur mon cours NTIC"
Visualisez le résultat sur un navigateur.
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Les Metatags (Métabalises) sont des balises écrites
dans l'en-tête du document, qui permettent de décrire le contenu
de la page afin, notamment, de la référencer correctement
dans les moteurs de recherche tels que Alta Vista, Hotot ou Infoseek. Les
deux principaux Metatags sont relatifs à la description textuelle
de la page (texte court apparaîssant sous l'URL de la page dans les
moteurs de recherche), et aux mots clé la caractérisant (liste
de mots à laquelle les moteurs de recherche seront particulièrement
sensibles au cours d'une requête). Ces balises sont à écrire
de la façon suivante :
<META HTTP-EQUIV="Description" CONTENT="texte descriptif
de la page">
<META HTTP-EQUIV="Keywords" CONTENT ="mots-clés">
Il est possible également de mettre des metatags purement
informatifs, concernant l'auteur de la page ou la date de création.
Il s'agit alors de mettre comme attribut du HTTP-EQUIV les indications
"Author" ou "Creation-Date" et de remplir le CONTENT par les informations
appropriées.
Il existe d'autres métatags, que nous verrons par la suite.
Un metatag utile est "Refresh" qui permet d'afficher une nouvelle page
web au bout d'un certain nombre de secondes. Elle est du type :
<META HTTP-EQUIV="Refresh" CONTENT ="3,http://perso.club-internet.fr/emarco">
Qui envoie directement vers l'URL "http://www.metafort.com/page2.html"
au bout de 3 secondes d'affichage de la page où figure ce Metatag.
Les Metatags font partie des quelques balises qui, n'ayant pas une
action mise en forme, ne se referment pas.
Le
corps du document
Le corps correspond à tout ce qui se trouve dans la fenêtre
principale du navigateur. La balise correspondante est <BODY>, que l'on
ouvre juste après la balise fermante de l'en-tête et que l'on
referme en toute fin du document, avant l'ultime balise </HTML>.
Pour éviter d'oublier la balise fermante, il est conseillé
de l'écrire d'emblée puis de remplir la page entre les deux
balises <BODY> et </BODY>. Dès lors, tout ce qui sera écrit
entre ces deux balises sera soit du texte qui s'affichera à l'écran,
soit des balises qui permettront la mise en page du document.
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La mise en page
d'un document HTML
Les
sauts de ligne
Comme nous l'avons vu, les documents enregistrés en format "texte
seulement" ne prennent en compte aucune mise en page, pas même les
sauts de ligne. Pour s'en rendre compte, voici un petit exercice.
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Exercice n°2
A partir de la page créée précédemment, rédigez
dans le corps du document le texte suivant, en respectant la mise en page
proposée ("" représentant les sauts de ligne) :
Conférence NTIC ""
Institut d'Etudes Politiques ""
Tous les samedis, de 10h45 à 12h15 ""
Enseignant : Emmanuel Marcovitch ""
Visualisez le résultat sur un navigateur.
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La première balise que nous verrons est le saut de ligne ("break"
en anglais), qui en HTML est <BR>. Contrairement à la règle
-il nous fallait bien une exception-, c'est une balise qui ne se ferme
pas : le saut de ligne est une action ponctuelle.
Un saut de ligne peut aussi se faire avec la balise paragraphe <P>,
utilisée sans paramètre et sans la refermer.
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Exercice n°3
Reprenez la page précédente en mettant les balises de saut
de ligne là où elles sont nécessaires."
Visualisez le résultat sur un navigateur.
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L'alignement
Les premières formes de mise en page concernent l'alignement
du texte : celui-ci peut-être aligné à gauche, à
droite, centré et -sur les dernières versions des navigateurs-
justifié. Comme dans les traitements de texte, l'alignement joue
au niveau d'un paragraphe entier : pour modifier l'alignement, il faut
travailler sur un nouveau paragraphe.
La balise de création d'un paragraphe est <P>, dans laquelle
se rajoute l'attribut d'alignement. Comme tous les attributs, il doit se
trouver entre guillemets. On peut donc avoir :
-
<P ALIGN="left">
-
<P ALIGN="right">
-
<P ALIGN="center">
-
<P ALIGN="justify">, lequel n'est opérationnel que sur Netscape
Communicator (version 4 et supérieures) et sur les dernières
versions d'Internet Explorer (version 4 et supérieures).
Une fois le paragraphe terminé, la balise fermante est </P>.
On constate que le navigateur intègre directement les sauts de ligne
avant et après le paragraphe.
Pour éviter cela il faut utiliser la balise <DIV>. Elle s'utilise
de la même façon que <P> mais ne réalise pas de
saut de ligne significatif ni avant ni après la paragraphe.
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Exercice n°4
A la suite du texte existant, mettez en page le texte suivant. Le premier
paragraphe est aligné à gauche, le suivant est centré,
le troisième est aligné à droite et le dernier est
justifié :
Courrier électronique
Moteurs de recherche
Création de pages et de sites
Les conférences 2, 3 et 4 sont dédiées à l'apprentissage
des outils. Elles ont lieu dans le laboratoire multimédia, afin
que chaque étudiant puisse disposer d'un ordinateur personnel et
soit ainsi à même de manipuler les outils.
Visualisez le résultat sur un navigateur.
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On notera qu'un paragraphe est aligné à gauche par défaut.
La balise d'alignement à gauche n'est donc utile que pour garder
une homogénéité dans l'écriture et la présentation.
De même, pour centrer un texte, la balise <CENTER> est possible
(Balise Netscape à l'origine). Elle s'ouvre avant le paragraphe
concerné et se ferme après par la balise </CENTER>. Cette
balise n'effectue pas en revanche le saut de ligne qu'affiche la balise
<P> comme la balise <DIV>.
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La mise en forme
des caractères
Les
balises simples
Comme dans les logiciels de traitement de texte, il est possible de
donner une forme, une taille ou une police spécifique aux caractères.
Il existe des balises de mise en forme simple, qui permettent de mettre
le texte en gras, en italique, de le souligner, de le barrer, etc. Ces
balises s'ouvrent avant la partie du texte (qui peut être un paragraphe
entier, quelques mots ou même une lettre dans un mot) concernée
et se referment juste après.
Ces balises sont :
-
<B> qui permet d'afficher le texte en gras
-
<I> qui permet d'afficher le texte en italique
-
<U> qui permet d'afficher le texte en souligné
-
<STRIKE> qui permet d'afficher un texte barré
-
<BLINK> qui permet de faire clignoter le texte (impossible sur ce support...)
-
<SUP> qui permet d'afficher le texte en exposant
-
<SUB> qui permet d'afficher le texte en indice
|
Exercice n°5
A la suite du texte existant, mettez en page le texte suivant, en respectant
les indications de mise ne page pour chaque ligne :
Au premier cours nous avons vu, comment écrire un courrier
électronique et l'envoyer, avec ou sans attachement (pièce
jointe). Nous avons pu mettre des destinataires en copie, et même
en copie invisible ! Comme les des
chateaux hantés ! Bouhhhh ! Bouhhhh !
Visualisez le résultat sur un navigateur.
|
Les
titres
Il est également possible de créer des titres pour hiérarchiser
les présentations. Les "gros titres", dits de niveau 1 (comme dans
les traitements de texte) peuvent permettre de distinguer les principales
parties d'un texte ou d'un exposé. Des titres intermédiaires,
de niveau inférieur, sont des moyens de jalonner les parties par
des sous-parties. Ces balises de titre jouent sur la taille des caractères
et sur l'espace précédent et suivant les titres.
Titre se traduisant en anglais par "Header", les balises sont du type
<H1>, <H2>, ..., <H6>. 1, 2, ..., 6 indiquant le niveau du titre.
Un titre de niveau 1 sera considéré comme un "gros titre",
alors que ceux de niveau inférieur seront des titres intermédiaires.
Il faut évidemment penser à fermer la balise de titre après
celui-ci. Les balises fermantes sont </H1>, </H2>, ..., </H6>,
en fonction du titre en question.
Mais mieux vaut constater par soi-même les effets, avec l'exercice
suivant :
|
Exercice n°6
Modifiez la mise en page de l'ex. n°2 : mettez le 1er paragraphe en
titre de niveau 1, le 2ème en titre 3 et le 3ème en titre
4 :
Conférence NTIC ""
Institut d'Etudes Politiques ""
Tous les samedis, de 10h45 à 12h15 ""
Visualisez le résultat sur un navigateur.
|
La
taille et la police des caractères
A part ces balises ponctuelles qui permettent d'agrémenter un
texte, il est possible d'enjoliver la présentation en jouant sur
la taille et la police des caractères. La balise est <FONT>,
qui signifie caractère en anglais.
La taille des caractères se mesure sur une échelle de
1 à 7. Ce n'est donc pas la même mesure que celle utilisée
par les logiciels de traitement de texte. On peut toutefois dresser une
table d'équivalences :
Taille en HTML Equivalent dans les traitements de texte
|
1
2
3
4
5
6
7
|
8
10
12
14
18
24
36
|
L'indication de taille qui entre dans la balise <FONT> est SIZE. Par
exemple, pour donner une taille de 3 (équivalent du 12 dans les
traitements de texte), la balise devient : <FONT SIZE="3">
Il est également possible de choisir une police pour le texte
que l'on publie sur le web. Le principe revient à indiquer le nom
de la police ("face" en anglais) dans la balise FONT. Dès lors,
de deux choses l'une :
-
soit l'ordinateur qui lit la page web dispose de la police indiquée
et il l'affiche,
-
soit l'ordinateur ne connait pas la police indiquée, il affiche
alors la police sélectionnée par défaut par le navigateur
(celle qui s'affiche a priori, si nous n'indiquons pas de police spécifique),
qui est en général du Times.
Il est possible d'indiquer plusieurs polices de caractères. Le navigateur
affichera la première. Toutefois, s'il s'agit d'une police dont
ne dispose pas l'ordinateur, il affichera la suivante, ou celle d'après
s'il ne dispose pas non plus de la seconde. Si par exemple nous souhaitons
que le texte s'affiche avec la police "univers", ou, si l'ordinateur qui
lit la page ne la possède pas, qu'il s'affiche avec la police "arial",
la balise deviendra :
<FONT FACE="univers, arial">
On constate ici que l'affichage de la page web dépend pour beaucoup
des fonctionnalités de l'ordinateur qui lit la page, et non de celui
à partir duquel la page est créée. De même,
en fonction de la taille de l'écran de l'ordinateur qui visite votre
page, l'allure générale de la page sera modifiée.
Quels que soient les arguments de taille, de police ou, comme nous
le verrons plus tard, de couleur, que nous entrons dans la balise FONT,
la balise fermante reste toujours </FONT>.
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Exercice n°7
Modifiez la mise en page de l'ex. n°4 en donnant au texte du paragraphe
suivant une taille équivalente au 14 des logiciels de traitement
de texte et la police Bookman ou, en 2ème choix, la police Arial
:
Les conférences 2, 3 et 4 sont dédiées à
l'apprentissage des outils. Elles ont lieu dans le laboratoire multimédia,
afin que chaque étudiant puisse disposer d'un ordinateur personnel
et soit ainsi à même de manipuler les outils.
Visualisez le résultat sur un navigateur.
|
Les
accents
Tous les serveurs ne déchiffrent pas les accents, cette particularité
du langage qui n'existe pas en anglais. Même si une page web avec
des accents pourra le plus souvent être lue par les navigateurs,
il faut prévoir les cas où l'utilisateur ne déchiffrera
pas les lettres accentuées. Bien évidemment, il ne faut pas
revenir sur la présence d'accents, il faut en revanche les coder
de telle façon qu'ils soient déchiffrables en tant que caractères
spéciaux.
Ces entités se distinguent par la typographie suivante :
-
elles commencent par le symbole "&",
-
puis elles indiquent la lettre à accentuer, en majuscule ou minuscule
suivant l'affichage que vous désirez,
-
puis un code désignant le type d'accent (aigu, grave, circonflèxe,
etc.),
-
enfin un symbole fermant, le point virgule ";".
Les codes désignant le type d'accent sont les suivants :
| Accent ou appendice |
Code HTML |
aigu
grave
circonflexe
trema
cedille |
acute
grave
circ
uml
cedil |
On peut alors combiner les accents de multiples façons. Voici quelques
exemples :
| Lettre |
Entité correspondante |
é
É
Ê
à
ï
Ç |
é
É
Ê
à
ï
Ç |
Cette tâche vous paraîtra fastidieuse à premier abord.
Aussi est-il conseillé d'utiliser par la suite un logiciel comme
HTMLed qui permet de remplacer directement tous les caractères spéciaux
d'un texte d'un simple clic.
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Exercice n°8
Modifiez ce paragraphe de l'ex. n°5 en codant les accents :
Au premier cours nous avons vu, comment écrire un courrier
électronique et l'envoyer, avec ou sans attachement (pièce
jointe). Nous avons pu mettre des destinataires en copie, et même
en copie invisible ! Comme les des
chateaux hantés ! Bouhhhh ! Bouhhhh !
Visualisez le résultat sur un navigateur.
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Il est possible d'éviter cette mise en forme des accents en
écrivant le metatag suivant de l'en-tête du document :
<META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1">
Un tel metatag facilite bien le travail de programmation, mais il faut
en connaître les limites : si le navigateur de la personne qui visite
une telle page n'a pas de table de correspondance des caractères,
les lettres accentuées risquent de ne pas s'afficher correctement.
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Les liens hypertextes
Une donnée caractéristique fondamentale du web est l'hypertexte.
Cela consiste en la possibilité de créer des liens entre
les pages qui se trouvent sur le web, qu'elles soient sur un même
serveur ou non. Le lien se fait en cliquant avec la souris sur un mot ou
une image prévu à cet effet. La balise qui permet d'établir
un lien hypertexte est <A> (initiale du terme anglais “anchor”, qui
signifie “ancrage”). Dans la balise, la référence hypertexte
est indiquée par l’attribut HREF, suivie du chemin à suivre
pour accéder à la page visée. Ainsi, supposons que
le lien pointe vers une page intitulée "maison.html" et qu'elle
se trouve dans le sous répertoire "habitat", l'indication de la
balise sera :
<A HREF="habitat/maison.html">
Cette balise précède le mot, la phrase ou l'image sur
laquelle il faut cliquer pour accéder à la page maison. Pour
fermer cette balise, après le lien, il faut écrire simplement
</A>, sans répéter les attributs de la référence
hypertexte.
Le texte "cliquable", symbolisant le lien hypertexte, apparaît
souligné sur la page. C'est un moyen, pour la personne qui visite
votre page, de comprendre qu'un lien se trouve derrière le texte
en question. Un autre indice, qui permet de comprendre qu'il existe un
lien hypertexte, est que le pointeur de la souris passe d'un symbole de
flèche à celui d'une petite main.
Pour indiquer l'emplacement de la page destinataire du lien, il faut
bien identifier le répertoire où elle se trouve. On peut
distinguer quatre principaux cas :
-
la page vers laquelle on souahite pointer -"maison.html", par exemple-
est située dans le même répertoire que le fichier HTML
à partir duquel le lien est fait. Dans ce cas, il suffit juste d'indiquer
le nom de la page destinataire du lien, le navigateur comprenant qu'il
doit la rechercher dans le même répertoire. La balise est
alors par exemple :
<A HREF="maison.html">
-
la page destinataire est située dans un sous répertoire de
celui contenant le fichier HTML d'origine, ou dans un répertoire
encore inférieur dans l'arborescence. Il faut alors indiquer le
chemin à suivre à partir du répertoire où se
trouve le fichier HTML d'origine. Supposons que dans le répertoire
contenant la page d'origine se trouve un sous répertoire "habitat",
dans lequel se trouve un autre sous répertoire "solide" et que la
page "maison.html" se trouve dans ce répertoire, la balise deviendra
:
<A HREF="habitat/solide/maison.html">
-
la page destinataire du lien est située dans un répertoire
indépendant, n'étant pas sous celui contenant le fichier
HTML d'origine. Il faut alors décrire l'arborescence à suivre
à partir de la page où le lien se fait. Pour cela, il faut
pouvoir remonter dans l'arborescence des répertoires (en utilisant
"../") afin de revenir à un répertoire commun, puis redescendre
suivant un autre chemin vers le fichier destinataire du lien.
Ainsi si l'on se trouve à la page maison.html située
dans l'arborescence "habitat/solide/maison.html" et que l'on souhaite aller
vers la page cabanon.html située dans l'arborescence "habitat/temporaire/cabanon.html",
il faut alors écrire :
<A HREF="../temporaire/cabanon.html">
où "../" permet de passer du répertoire "solide" où
se trouve le fichier de départ vers le répertoire "habitat"
et où "temporaire/" permet de redesendre dans le répertoire
"temporaire" où se trouve le fichier vers lequel le lien pointe.
-
la page destinataire se trouve ailleurs sur l'Internet, sur un autre site
web. Il faut alors indiquer l'adresse complète de la page, sur le
site où elle se trouve. La balise devient par exemple :
<A HREF="http://www.sciences-po.fr">
|
Exercice n°9
Ajoutez, en bas de la page précédente, un lien hypertexte
qui pointe vers l'adresse suivante :
http://perso.club-internet.fr/emarco/etud.html
qui serait accessible à partir du "cliquez ici" du texte suivant
:
Pour trouver la liste des étudiants de la conférence,
cliquez ici
Visualisez le résultat sur un navigateur.
|
Des attributs supplémentaires permettent d’ajouter des fonctionnalités
aux liens hypertextes. Ainsi, si l’on souhaite que la page destinataire
du lien s’ouvre dans une nouvelle fenêtre du navigateur permettant
à la page contenant le lien de rester active, il faut ajouter dans
la balise <A> l’attribut TARGET, suivi de :
- "_blank", ouvre la page dans une nouvelle fenêtre sans titre,
- "_self", ouvre la page dans la fenêtre actuelle,
- "_parent", ouvre la page sur la fenêtre parent, équivaut
à "_self" s'il n'y a pas de fenêtre parent,
- "_top", ouvre la page dans la fenêtre située au premier
plan, équivaut à "_self" si la fenêtre est déjà
au premier plan.
On peut ainsi avoir par exemple : <A HREF="hopla.html" TARGET="_top">
|
Exercice n°10
Reprenez le lien précédent, qui pointait vers :
http://perso.club-internet.fr/emarco/etud.html
et transformez-le de façon à faire apparaître la
nouvelle page sur une fenêtre au premier plan.
Visualisez le résultat sur un navigateur.
|
Il est également possible d’établir un lien au sein
d’une page, pour accéder directement à un chapitre ou une
autre partie de la page, sans avoir à utiliser l’ascenceur du navigateur.
Pour cela, il faut tout d’abord identifier la partie où l’on souhaite
accéder, en lui attribuant un nom. Cette identification se fait
par la balise <A NAME=”partie”>, qu’il faut donc placer à l’endroit
où l’on souhaite que le lien interne pointe.
Pour établir un lien vers cette partie, on utilise la
balise <A>, en écrivant l’attribut de référence
hypertexte avec un symbole dièse, de la façon suivante :
<A HREF=“nom_du_fichier.html#partie”>.
Par exemple, dans le cas d’un lexique alphabétique, on pourrait
avoir la configuration suivante :
Accès à la <A HREF=“nom_du_fichier.html#lettreC”>lettre
C</A>.
et au niveau du lexique correspondant à la lettre C, on aurait
:
<A NAME=”lettreC”>- C -</A>
Au sein d'un même fichier il n'est pas nécessaire de mettre
le nom_du_fichier.html mais pour avoir acces d'un fichier distinct vers
le coeur d'un autre fichier il faut mettre le nom de se dernier ou son
adresse URL.
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une page en HTML ]
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Insérer
des images
Il est possible d'agrémenter une page web d'images, et la plupart
des sites en disposent, sous diverses formes. En effet, celles-ci peuvent-être
des photographies, des dessins, des graphismes. Ces images peuvent être
crées directement sur ordinateur, ou être scannées
à partir d'un support papier. D'où qu'elles proviennent,
et quoiqu'elles représentent, les images doivent être codée
dans un format lisible par les navigateurs. Il existe deux formats de codage
adaptés à la diffusion sur le web, le JPEG (ou JPG) et le
GIF, et les logiciels de traitement d'image ou de création graphique
permettent d'enregistrer ou de transférer les images sous ce modèle.
Le JPEG (Joint Photographic Expert Group) est un format de compression
d'images, qui réduit d'un facteur 20 environ leur volume. Les images
sont ainsi transportables bien plus rapidement sur les réseaux,
et particulièrement sur l'Internet. JPEG est particulièrement
adapté aux photographies et dessins car il permet de coder une plus
large palette de couleurs que le GIF.
Le format GIF compresse moins les données (d'un facteur
4 environ), qui sont donc un peu plus lourdes dans l'absolu. Il est adapté
aux images plutôt légères, qui peuvent ainsi être
codées sans perdre trop d'information.
L'insertion d'une image sur une page web se fait à l'aide de
la balise <IMG>. Il s'agit en fait d'indiquer l'emplacement du
fichier image sur le serveur pour que le navigateur cherche le fichier
et l'insère dans la page. Ainsi, supposons que l'image que nous
souhaitions afficher s'appelle "maison.gif" et qu'elle se trouve dans le
sous répertoire "images", l'indication de la balise sera :
<IMG SRC="images/maison.gif">
Notons que cette balise ne se ferme pas, l'insertion d'une image étant
un événement ponctuel.
L'image n'est pas incluse en tant que telle dans le fichier HTML. Le
fichier HTML reste du texte seulement et ne contient que la référence
de l'image.
Pour indiquer l'emplacement de l'image intitulée "maison.gif",
il faut bien identifier le répertoire où elle se trouve,
comme nous l'avons vu pour les liens hypertextes.
|
Exercice n°11
Ajoutez, dans la page précédente, l'image se trouvant
à l'adresse :
http://perso.club-internet.fr/emarco/images/ieppt.gif
que vous aurez au préalable téléchargé sur
votre disque dur, dans un sous répertoire "images" (que vous aurez
créé sous le répertoire contenant le fichier "page.html")
Visualisez le résultat sur un navigateur.
|
Certains attributs permettent d'ajouter des paramètres à
l'image.
-
ALT, donne un nom à l'image, qui apparaîtra à
la place de l'image pendant que celle-ci se charge et dans un petit cadre
au dessus de l'image lorsque l'on pointe la souris dessus. On ajoute alors
l'attribut : ALT=" nom_image",
-
BORDER, définit la taille de la bordure de l'image : BORDER="0"
ne met aucune bordure, BORDER="10", met très grosse bordure,
-
WIDTH et HEIGHT, définissent respectivement la longueur
et la hauteur, exprimées en pixels, de l'emplacement réservé
à l'image. Ainsi, (WIDTH="100", HEIGHT="50") donnera à l'image
une longueur de 100 pixels et une hauteur de 50 pixels. Si l'image d'origine
a cette taille, elle apparaîtra telle quelle. Si elle est de taille
différente, elle sera agrandie ou rétrécie pour atteindre
cette taille choisie,
-
VSPACE et HSPACE, définissent respectivement l'espacement
vertical et horizontal autour de l'image. Ex : VSPACE="20", HSPACE="15",
-
LOWSRC, est l'emplacement où le navigateur va chercher une
image basse résolution qui sera chargée avant l'image définitive,
localisée en SRC. Une fois toutes l'image chargée, il remplacera
cette image par la véritable image dont l'emplacement est en SRC.
Ex : LOWSRC="images/petitlogo.gif"
-
ALIGN, qui définit l'agencement de l'image par rapport à
un texte qui la suit. "LEFT" et "RIGHT" permettent d'entourer l'image de
texte, l'image se trouvant à gauche du texte dans le premier cas,
et à droite dans le second.
Exercice n°12
A partir de l'image affichée avec l'exercice précédent,
ajoutez les caractéristiques suivantes :
-
Donnez à l'image le nom "logo IEP", qui s'affichera par défaut
le temps que l'image se charge
-
Laissez autour de l'image un espacement horizontal et vertical de 10 pixels
-
Alignez l’image à droite de la page, entourée du texte suivant,
lui même aligné à droite :
“Cette image qui s’affiche sur votre droite est le logo de l'Institut d'Etudes
Politiques de Paris. Cette noble institution forme l'élite intellectuelle
de notre grand pays. C'est pour cela qu'elle est située en plein
coeur de Saint-Germain-des-Prés, rue Saint Guillaume.”
Visualisez le résultat sur un navigateur.
|
Il est évidemment possible de faire d’une image un lien hypertexte.
Il suffit pour cela d’entourer la balise d’insertion d’image par la balise
de lien hypertexte. Ce qui donne par exemple :
<A HREF=“maison.html”><IMG SRC=“maison.gif”></A>
Comme nous l’avons vu, lorsqu’un mot ou un texte est un lien hypertexte,
il apparaît souligné. Lorsqu’il s’agit d’une image, elle apparaît
par défaut entourée d’une bordure. C’est un moyen qui permet
à la personne qui visite votre page de savoir qu’un lien se trouve
derrière l’image en question. Toutefois, la bordure autour d’une
image n’est pas toujours sayante et il peut être graphiquement préférable
de l’oter. Pour cela, il faut ajouter l’attribut BORDER=“0” à la
balise d’image, qui devient par exemple <IMG SRC="maison.gif BORDER="0">.
La personne qui visite votre page pourra toujours comprendre que l’image
est un lien en voyant le curseur de la souris se transformer en main à
son passage sur l’image.
|
Exercice n°13
A partir du logo de l'IEP, créez un lien hypertexte vers le site
web de Sciences-Po dont l’adresse est :
http://www.sciences-po.fr
en enlevant la bordure qui se crée autour de l’image.
Visualisez le résultat sur un navigateur.
|
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Un peu de couleur
dans votre page web
Les couleurs sont un élément essentiel pour donner un
bel aspect à une page web. Qu'il s'agisse du fond d'écran,
du texte, des liens hypertextes, elles agrémentent bien les présentations.
Comme les caractères accentués, les couleurs sont codées
pour pouvoir être lues par tous types d'ordinateurs et de systèmes.
Le codage utilisé est celui du "Rouge-Vert-Bleu", utilisé
aussi pour des projections vidéo. Il est basé sur le principe
que chaque couleur peut se décomposer suivant ces trois composantes.
Le code d'une couleur est donc composé de trois parties : deux
chiffres indiquent le taux de rouge, deux chiffres indiquent le taux de
vert et deux le taux de bleu. Tout serait simple si les deux chiffres se
calculaient en base décimale -de 0 à 9-, celle que nous utilisons
pour compter couramment. Chacun des deux chiffres se calcule en base hexadécimale,
qui est un système de 16 chiffres de base (au lieu de 10). Ces 16
chiffres sont : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B, C, D, E, F.
La table d'équivalences entre les deux systèmes commence
ainsi :
|
Décimal
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
|
Hexadécimal
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
|
Décimal
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
|
Hexadécimal
A
B
C
D
E
F
10
11
12
13
|
Décimal
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
|
Hexadécimal
14
15
16
17
18
19
1A
1B
1C
1D
|
Inutile de préciser qu'essayer de convertir un chiffre de base
décimale en base hexadécimale donne très vite mal
à la tête. Heureusement, une calculatrice scientifique fait
immédiatement la conversion. Tout ordinateur (PC et Mac) en dispose.
Sur Windows 95 par exemple, la calculatrice est accessible par le bouton
[Démarrer], puis le menu [Programmes] et [Accessoires]. Il est possible
de passer d'une calculatrice standard à une calculatrice scientifique
(et vice-versa) par le menu "Affichage" de la calculatrice.
|
Exercice n°14
Avec la calculatrice disponible sur votre ordinateur, opérez les
conversions suivantes :
1)- de décimal en hexadécimal : 30, 200, 255, 256
2)- d'hexadécimal en décimal : 0, 30, F5, BB
Réponses -qui ne vous dispensent pas de vérifier
sur la calculette- : 1)- 1E, C8, FF, 100, 2)- 0, 48, 245, 187
|
Cet exercice montre que l’équivalent de 255 (système décimal)
est FF en système hexadécimal. Il apparaît en fait
que les 255 premiers nombres peuvent se coder en système hexadécimal
avec deux caractères seulement. A partir de 256 (équivalent
à 100 en système hexadécimal), on passe à trois
caractères. Ainsi, le système de codage des couleurs,
avec deux chiffres hexadécimaux uniquement, permet de distinguer
256 teintes de rouge (de 0 à 255 en décimal ou 0 à
FF en hexadécimal), 256 teintes de vert et 256 de bleu. Soit en
tout un peu plus de 16 millions de couleurs.
Pour connaître le taux de rouge, de vert et de bleu dans une couleur
il faut en général utiliser un nuancier. Tout logiciel de
dessin en comporte un, à commencer par Paint, que l'on trouve sur
tous les ordinateurs (Menu [Démarrer], puis [Programmes], puis [Accesoires]
où il faut choisir le programme Paint).
Dans Paint, suffit de sélectionner une couleur sur le nuancier
(accessible par le menu [Options] puis [Modification des couleurs]) et
de noter la valeur décimale des teintes de rouge, de vert et de
bleu. Il faut ensuite faire la conversion avec l'aide de la calculatrice
scientifique. Les logiciels de composition de pages HTML ont aussi en général
une fonction qui permet de traduire directement une couleur du nuancier
en expression hexadécimale.
On peut déjà noter que la couleur codée "000000",
qui correspond à l'absence de rouge (00), l'absence de vert (00)
et l'absence de bleu (00) est le noir (équivalent à
l'absence de toute couleur). La couleur codée "FFFFFF", qui
correspond au taux maximum de rouge (FF), de vert (FF) et de bleu (FF)
est le blanc (équivalent à toutes les couleurs mélangées).
Ou encore, la couleur codée "FF0000", qui correspond au
taux maximum de rouge (FF), mais à l'absence de vert (00) et de
bleu (00) est le rouge le plus vif. "00FF00" et "0000FF"
correspondent quant à eux, respectivement, au vert et au
bleu les plus vifs.
La couleur n’est pas une balise en tant que telle sur une page web,
mais apparaît comme attribut dans les balises existantes. La couleur
s’exprime toujours entre guillemets, la valeur hexadécimale de la
couleur choisie étant précédée par le caractère
dièse (#). On trouve des indications de couleur dans deux balises
principales : BODY et FONT.
Dans la balise BODY, définissant le corps de la page, il est
possible de paramétrer certaines couleurs, telles que :
-
couleur de fond d’écran, à travers l’indication BGCOLOR (pour
BackGround COLOR ou couleur du fond), ce qui donne par exemple : BGCOLOR=“#A23CB1”,
-
la couleur des liens hypertextes de la page, avant que ceux-ci ne soient
visités, à travers l’indication LINK (qui signifie lien en
anglais),
-
la couleur des liens hypertextes déjà visités, permettant
d’établir une distinction pour l’utilisateur entre les pages qu’il
connaît déjà (et qu’il n’a pas forcément besoin
de revisiter) et celles qu’il n’a jamais explorées : l’attribut
est alors VLINK, pour Visited Link (lien visité),
-
la couleur des liens hypertextes pendant que l'on clique dessus : l'attribut
est alors ALINK, pour Active Link (lien actif).
On pourra ainsi avoir par exemple la balise BODY suivante :
<BODY BGCOLOR="#ffffff" LINK="0000ff" VLINK="#ff0000">
qui donnera à la page web un fond blanc, des liens hypertextes
avant visite bleu et des liens visités rouge.
Dans la balise FONT, paramétrant les caractères de la
page, il est possible d’indiquer la couleur souhaitée pour le texte.
Il suffit alors de rajouter l’attribut COLOR, suivant la même règle
d’écriture que précédemment (ex : <FONT COLOR=“#44A2DD”>).
|
Exercice n°15
Reprenez la page créée sous le nom “page.html” et mettez
une couleur de fond d’écran, de liens hypertextes et de liens visités
de votre choix, en essayant de donner une allure agréable à
l’ensemble.
Visualisez le résultat sur un navigateur.
|
Notons qu’il est possible de mettre une image en fond d’écran
plutôt qu’une couleur unie. L’affichage d’une image en fond d’écran
se fait suivant le mode de la mosaïque, l’image se répétant
sur toute la surface du navigateur afin d’occuper tout l’espace écran
disponible. L’attribut que l’on trouve alors dans la balise BODY n’est
plus BGCOLOR, adaptée à une couleur unie, mais BACKGROUND,
suivie de l’indication de l’emplacement de l’image à insérer
(avec son chemin logique dans l’arborescence), comme pour la balise IMG
Cela donne par exemple <BODY BACKGROUND=“maison.gif”>.
Il faut faire attention à mettre en fond d’écran une image
adaptée à cette fonctionnalité. Des couleurs trop
fortes, des motifs trop lourds visuellement, une image qui n’est pas plaisante
en mosaïque sont autant de caractéristiques rédibitoires
pour mettre telle ou telle image en fond d’écran. L’exercice suivant
vous en donnera un exemple.
Exercice n°16
A la place de la couleur précédente, mettez l’image "ieppt.gif”
en fond d’écran de votre page web.
Visualisez le résultat sur un navigateur.
Puis remettez l’ancienne couleur tellement ce nouveau fond d’écran
gache la si belle page que vous êtez en train de créer… |
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Les tableaux
Ce que nous avons vu jusqu’à présent permet de mettre
en forme des caractères et des images, et de faire une mise en page
soignée d’un document. Il est toutefois une fonction, qu’utilisent
les journaux et magazines, mais aussi les traitements de texte et les tableurs,
et qui permet d’obtenir des résultats visuellement plus satisfaisants
: les tableaux.
Les tableaux se présentent sous la forme de matrice, composée
de lignes et de colonnes, comme le dessin suivant, qui dispose de deux
lignes et trois colonnes :
|
|
1ère colonne
|
2ème colonne
|
3ème colonne
|
|
1ère ligne
|
|
|
|
|
2ème ligne
|
|
|
|
Il est possible de mettre du texte, des images, des liens dans chaque
cellule. Ceci permet, par exemple, de présenter un texte en colonnes
ou de créer une marge, laquelle contient des photographies, le reste
de la page contenant du texte.
Un tableau se crée par la balise <TABLE>, puis se remplit
cellule par cellule. La règle de remplissage est de commencer par
la cellule en haut à gauche (première ligne, première
colonne), puis de remplir successivement les autres cellules de la première
ligne en passant de colonne en colonne, de la gauche vers la droite. La
première ligne terminée, on passe à la seconde ligne,
que l’on remplit aussi colonne par colonne, de la gauche vers la droite.
Et ainsi de suite, ligne par ligne.
Ainsi, dans l’exemple précédent, si on classe les cellules
dans l’ordre dans lequel on les remplit, on a le tableau suivant :
| cellule1 |
cellule2 |
cellule3 |
| cellule4 |
cellule5 |
cellule6 |
Une nouvelle ligne s’ouvre avec la balise <TR>, une nouvelle colonne
avec la balise <TD>.
Il est impératif de fermer toutes les lignes, colonnes
et tableaux, en utilisant respectivement les balises </TR>, </TD>,
et </TABLE>. Sinon des problèmes d’affichage viendront pénaliser
votre présentation, lesquels pouvant aller jusqu’au non affichage
intégral du tableau.
Ainsi, en reprenant le tableau précédent, on a la traduction
HTML suivante :
|
Code HTML
<TABLE>
<TR><TD>
cellule1
</TD><TD>
celllule2
</TD><TD>
cellule3
</TD></TR>
<TR><TD>
cellule4
</TD><TD>
celllule5
</TD><TD>
cellule6
</TD></TR>
</TABLE>
|
Traduction en français
Création du tableau
Ouverture de la 1ère ligne et de la 1ère colonne
Remplissage de cette cellule
Fermeture 1ère colonne, ouverture 2ème colonne
Remplissage de cette cellule
Fermeture 2ème colonne, ouverture 3ème colonne
Remplissage de cette cellule
Fermeture 3ème colonne et 1ère ligne
Ouverture 2ème ligne, 1ère colonne
Remplissage de cette cellule
Fermeture 1ère colonne, ouverture 2ème colonne
Remplissage de cette cellule
Fermeture 2ème colonne, ouverture 3ème colonne
Remplissage de cette cellule
Fermeture 3ème colonne et 2ème ligne
Fermeture du tableau |
Au sein des cellules, toutes les balises que nous avons vu précédemment
(telles que <FONT>, <IMG>, <B>, <P>,...) sont appliquables
afin de mettre en forme le texte, l'aligner, etc.
|
Exercice n°17
Traduisez en HTML le tableau suivant :
| Pour des facilités de présentation |
|
les tableaux sont malgré tout
|
|
bien pratiques
|
|
Visualisez le résultat sur un navigateur.
|
Il est possible d’ajouter des attributs, facultatifs, dans les balises
de tableau, de lignes et de colonnes, qui permettent d’aménager
librement la présentation de chaque zone.
Pour la balise <TABLE>, les attributs sont les suivants :
-
BORDER, qui désigne l’épaisseur des bordures du tableau.
Elles sont de zéro par défaut, ce qui est en général
le plus plaisant à l’écran. Toutefois, il peut être
utile de mettre temporairement des bordures pendant que l’on crée
un tableau, afin de ne pas faire d’erreur dans la disposition des lignes
et colonnes
-
WIDTH, longueur du tableau en pixels ou en %. Ainsi, WIDTH=“200”
donnera une longueur fixe de 200 pixels au tableau. WIDTH=“50%” fera que
le tableau occupera toujours la moitié de la fenêtre du navigateur
en longueur, que l’on agrandisse ou rétrécisse cette fenêtre.
Couramment, on trouve l’attribut WIDTH=“100%”, qui assure que le tableau
occupe en longueur toute la fenêtre du navigateur
-
HEIGHT, hauteur du tableau en pixels ou en %, qui fonctionne comme
la longueur. On constate que cet attribut est moins couramment utilisé
sur les pages web
-
CELLSPACING, qui désigne l’espacement entre les cellules
du tableau, en pixels
-
CELLPADDING, qui représente l’espacement entre les données
contenues dans les cellules et la bordure des cellules
-
ALIGN, qui permet d’aligner le tableau sur la page, à gauche
(left), à droite (right) ou centré (center) sur Internet
Explorer uniquement
-
VALIGN, pour l’alignement vertical du tableau sur la page, sur Internet
Explorer uniquement
-
BGCOLOR, qui permet de donner une couleur de fond du tableau, suivant
les mêmes modalités que dans la balise <BODY>, désignant
le corps du document (utilisable uniquement sur Internet Explorer et Netscape
Communicator version 4 et ultérieures)
-
BORDERCOLOR, pour donner une couleur aux bordures du tableau (utilisable
uniquement sur Internet Explorer)
-
BACKGROUND, pour afficher image de fond du tableau, suivant les
mêmes modalités qu'avec le corps des documents et avec également
le principe d'affichage en mosaïque (utilisable uniquement sur Internet
Explorer)
Il faut noter l'utilité de quelques unes de ces fonctions, couramment
utilisées : WIDTH permet de proportionner le tableau à la
page que l'on est en train de créer, CELLSPACING et CELLPADDING
permettent d'aérer les tableaux et de ne pas voir les contenus des
cellules trop proches les uns des autres.
Exercice n°18
Reprenez le tableau précédent en l'alignant à droite
de votre écran. Vous lui donnerez une couleur de fond de votre choix.
Il doit disposer d'une bordure de 2 pixels et d'une longueur fixe de
300 pixels.
Les cellules doivent être espacées entre elles de 20 pixels.
Visualisez le résultat sur un navigateur.
|
Les attributs que nous venons d'étudier sont à insérer
dans la balise <TABLE> et sont effectifs sur l'ensemble du tableau.
D'autres attributs peuvent caractériser uniquement une ligne, voire
une cellule. Pour donner des caractéristiques propres à une
ligne, il faut entrer des paramètres dans la balise <TR> qui
la crée. Ces paramètres peuvent être :
-
BGCOLOR, qui définit la couleur de fond des cellules de la
ligne, et s'exprime en valeur hexadécimale comme nous l'avons vu
précédemment. Ainsi, BGCOLOR="#ff0000" qui donne une couleur
rouge au fond des cellules de la ligne. (utilisable uniquement sur Internet
Explorer et Netscape Communicator 4)
-
BORDERCOLOR, qui définit la couleur des bordures de la ligne,
suivant la même règle décriture (utilisable uniquement
sur Internet Explorer)
Pour donner forme ou couleur au seul contenu d'une cellule, il faut insérer
des attributs dans la balise <TD>, dernière balise avant le remplissage
de la cellule. Les paramètres qui permettent de mettre en forme
une cellule sont :
-
COLSPAN est le nombre de colonnes sur lequel s'étend une
cellule. Ce paramètre est utilisé lorsqu'une cellule, sur
une ligne, doit avoir la longueur de plusieurs cellules du tableau. Ainsi,
dans le tableau ci-dessous la seconde cellule de la première ligne
occupe la longueur de la seconde ET de la troisième cellule de la
deuxième ligne
-
ROWSPAN est le nombre de lignes sur lequel s'étend une cellule.
Il s'agit d'un attribut symétrique à COLSPAN, mais utilisé
lorsqu'une cellule doit avoir la hauteur de plusieurs cellules du tableau.
Dans l'exemple ci-dessous, la troisième cellule de la première
ligne occupe la hauteur des cellules de la première et de la seconde
ligne
-
NOWRAP empêche le retour automatique à la ligne (word
wrap) des mots lorsqu'ils arrivent au bout de la cellule. Ainsi, la taille
de la cellule seronditionnée par le contenu qu'elle héberge.
Cette fonction est à utiliser avec parcimonie, et il faut éviter
que les cellules ne prennent finalement plus de place que l'écran
le permet
-
WIDTH permet de définir la longueur de la cellule, en pixels
ou en %
-
HEIGHT définit la hauteur de la cellule en pixels ou en %
-
ALIGN permet l'alignement du texte ou des objets contenus dans la
cellule, à gauche, au centre ou à droite
-
VALIGN permet l'alignement vertical du texte ou des objets contenus
dans la cellule, en haut, au centre ou en bas
-
BORDERCOLOR permet de donner une couleur aux bordures de la cellule,
suivant la même expression hexadécimale (uniquement sur Internet
Explorer)
-
BGCOLOR donne une couleur de fond à la cellule, exprimée
suivant les mêmes modes que précédemment, en utilisant
le codage hexadécimal (uniquement sur Internet Explorer et Netscape
Communicator 4)
-
BACKGROUND affiche une image en fond de cellule suivant les mêmes
principes que lorsqu'on trouve cet attribut dans la balise <BODY> (uniquement
avec Internet Explorer)
Il faut noter l'utilité des fonctions ROWSPAN et COLSPAN qui sont
souvent utilisées et permettent souvent d'éviter la tâche
fastidieuse d'ouvrir et fermer des <TD> tout au long d'un tableau, alors
que les cellules sont vides.
Exercice n°19
Traduisez en HTML le tableau suivant :
| Annuaires francophones |
|
Adresse |
| Yahoo! |
|
http://www.yahoo.fr |
| Lycos |
|
http://www.lycos.fr |
| Nomade |
|
http://www.nomade.fr |
Ce tableau devra occuper 50% de la largeur de votre écran et être
aligné à la gauche de celui-ci.
La première ligne est sur fond bleu, les caractères étant
écrits en blanc et en Arial. Le reste du tableau sur fond blanc
avec des caractères noirs en Times.
La colonne du milieu a une longueur fixe de 30 pixels.
Les adresses des sites seront des liens hypertextes. Un clic fera apparaître
chacun des sites dans une nouvelle fenêtre.
Visualisez le résultat sur un navigateur.
|
.
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listes ] - [ Les cadres ]
Les listes
Les listes sont utilisées dans une pages lors d'une enumeration.
Elles se composent d'un tag d'appel à une liste, <OL> pour
les listes numeriques ou chiffrées (A B C, a b c, 1 2 3, I II III,
i ii iii) et <UL> pour les listes avec des mouches (disc, circle, square).
Ce tag est bien entendue fermant à la fin de la liste suivant son
type </OL> ou </UL>.
Ainsi pour ajouter une phrase ou un paragraphe à notre liste
il suffit d'utiliser la balise <LI> d'y mettre son text et de la fermer
avec la balise </LI>.
voici des exemples :
<OL TYPE=1>
<LI>texte 1</LI>
<LI>texte 2</LI>
</OL> |
-
texte1
-
texte2
|
<UL TYPE=circle>
<LI>texte 1</LI>
<LI>texte 2</LI>
</UL> |
|
<LI> tout seul provoque l'apparition d'un petit cercle mais le paragraphe
s'il y en a ne s'alligne pas sous le premier mot apres la petite mouche.
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listes ] - [ Les cadres ]
Les cadres
Avec les cadres, nous abordons la dernière grande étape
dans la découverte du HTML. Il s'agit d'une facilité de mise
en page qui existe depuis Netscape Navigator 2 et qui est très largement
utilisée. Les cadres (ou frames en anglais) permettent de disposer,
sur une même page web, de plusieurs fenêtres. On peut créer
plusieurs cadres sur une même page, lesquels la "découpent"
horizontalement ou verticalement. Il peut y avoir également des
cadres principaux (délimitant des fenêtres sur toute la taille
de la page) ou des cadres annexes (délimitant des fenêtres
au sein d'autres cadres). Les cadres sont des fenêtres a priori indépendantes,
qui apparaîssent comme deux pages web qui s'afficheraient sur un
même écran de navigateur.
Le principe des cadres est justement celui-ci : une page web structure
l'écran en différents cadres, chacun faisant appel à
une autre page web qui s'affiche dans le cadre en question.
Le plus simple est de regarder comment est faite la page que vous consultez
actuellement : le corps de la page HTML est découpé en deux
bandes horizontales. Dans la zone supérieure apparaît le contenu
du cours et dans la zone inférieure on peut voir une barre de menu
permettant de naviguer à l'intérieur du site.
Il faut bien distinguer les cadres des tableaux. Les tableaux sont des
matrices à plusieurs lignes et colonnes qui peuvent s'intégrer
dans une page web donnée, laquelle peut comprendre par ailleurs
du texte et des images. Les cadres sont des entités structurant
un écran, le découpant en zones indépendantes. Derrière
chaque zone se trouve une page web, appelée par le cadre en question.
Pour créer une page web contenant des cadres, il faut tout d'abord
définir la façon dont l'écran sera découpé.
Supposons que le rectangle ci dessous soit un écran :
La structure en cadres de cet écran est la suivante :
-
trois cadres horizontaux délimités par les deux traits horizontaux
continus qui prennent toute la longueur de l'écran,
-
dans le cadre horizontal du milieu, on trouve deux cadres verticaux délimités
par les traits de haut en bas,
-
dans le cadre de droite de cette dernière séparation, on
trouve deux cadres horizontaux délimités par les traits de
gauche à droite.
Ainsi, la création de ce multifenêtrage se fait selon trois
niveaux :
-
Création de trois cadres horizontaux découpant l'écran
dans sa longueur :
-
Découpage du cadre du milieu en deux colonnes :
-
Découpage de la colonne de droite du cadre du milieu en deux lignes
:
Cet écran se structure par une page web qui ne fait que créer
les cadres, donne leur taille et indique vers quelle page web chacun pointe.
Le principe étant bien que chaque cadre affiche une page en HTML
constituant un fichier indépendant des autres cadres. On a ainsi
par exemple les cadres pointant vers les pages suivantes :
| titre.html |
| sommaire.html |
article.html |
| notes.html |
| liens.html |
Cette page, composée de cadres est une page en HTML, qu'on peut
par exemple appeler global.html. Sa structure est particulière.
Elle n'a pas de corps (balise <BODY>) à proprement parler puisque
son corps est constitué uniquement de cadres. Ainsi, après
les balises <HTML>, précisant qu'il s'agit d'une page en HTML,
<HEAD> et <TITLE>, permettant de donner un titre à la page,
on trouve de nouvelles balises.
Tout d'abord, pour indiquer que nous allons mettre en place des cadres,
il faut mettre la balise <FRAMESET>, laquelle doit contenir comme paramètre
la définition des lignes (ROWS) ou des colonnes (COLS) que l'on
crée. Il ne s'agit là que les lignes et colonnes principales,
les cadres annexes étant créés par la suite au sein
même de ces fenêtres.
Ainsi, dans l'exemple précédent, il faut indiquer la mise
en place de trois lignes principales. Le paramétrage se fait en
indiquant la taille de chacune des ligne ainsi créée. Cette
taille peut-être absolue (en pixels) ou relative (en pourcentage
de la taille de l'écran). Ainsi, si l'on suppose que :
-
le cadre supérieur (1ère ligne, renvoyant vers la page "titre.html")
a une taille fixe de 100 pixels,
-
le cadre inférieur (3ème ligne, renvoyant vers la page "liens.html")
a une taille de 15% de la taille totale de l'écran,
-
le cadre du milieu voit sa taille s'adapter en fonction de celle des autres,
On aura la balise déclarant la création des cadres :
<FRAMESET ROWS="100, *, 15%">
Le navigateur comprendra que l'on a ainsi créé trois lignes,
puisqu'il y a trois indications de taille dans le paramétrage de
l'attribut ROWS. Il ne faut pas oublier de le refermer avec la balise </FRAMESET>.
L'indication du contenu d'un cadre se fait par des balises <FRAME>,
qui suivent immédiatement la balise de déclaration de création
des cadres. Il faut bien veiller qu'il y ait autant de balises <FRAME>
que de cadres déclarés.
Cette balise doit indiquer vers quelle page HTML pointe le cadre en
question, avec l'attribut SRC (que l'on trouve déjà dans
la balise <IMG>). Ainsi, pour le cadre horizontal supérieur,
on aurait :
<FRAME SRC="titre.html">
Des attributs supplémentaires peuvent s'ajouter dans cette balise
:
-
NAME : cet attribut permet de donner un nom à un cadre dans
une page, ce qui permet de l'identifier clairement (ex : NAME="cadre_bas").
Ce nom peut-être choisi librement, sans avoir forcément de
relation avec le nom de la page HTML vers laquelle le cadre pointe. Nommer
un cadre est nécessaire si par la suite on souhaite utiliser tel
ou tel cadre comme cible d'un lien hypertexte. Il sera alors en effet possible
de cliquer sur un lien dans un cadre et de voir la nouvelle page s'afficher
dans un autre cadre de l'écran, qui aura été visé
dans le lien (voir plus bas)
-
SCROLLING permet d'afficher ou non un ascenceur pour se déplacer
horizontalement et/ou verticalement dans le cadre. Sa forme peut-être
SCROLLING="YES", auquel cas il y aura si nécessaire un ascenceur
sur le coté droit ou bas du cadre ou SCROLLING="NO", auquel cas
l'utilisateur ne pourra pas se déplacer dans le cadre. Par défaut,
il est permis à l'utilisateur de se déplacer au sein d'un
cadre.
-
NORESIZE est un attribut qui empêche l'utilisateur de modifier
la taille d'un cadre. La taille du cadre qui aura été définie
dans la balise <FRAMESET> sera donc immuable. Cet attribut n'est suivi
d'aucune valeur logique ou numérique. Par défaut, il est
permis à l'utilisateur de modifier la taille des cadres d'un écran
en cliquant sur la bordure d'un cadre et en déplaçant la
souris maintenue appuyée
-
MARGINWIDTH, exprimée en pixels, permet de régler
l'espace séparant le contenu d'un cadre du cadre lui-même.
Cette "largeur de marge" joue sur les espaces entre le contenu et les bordures
verticales du cadre
-
MARGINHEIGHT est l'équivalent de l'attribut précédent
pour les bordures horizontales du cadre
-
FRAMEBORDER permet d'afficher ou non les bordures des cadres. Sa
forme peut-être FRAMEBORDER="YES" ou FRAMEBORDER="NO"
-
FRAMESPACING, exprimé en pixel, correspond à l'espace
que l'on souhaite mettre entre les cadres
-
Pour cibler un cadre lorsque l'on établit un lien hypertexte, il
suffit, comme nous l'avons vu avec la balise <A> d'ajouter en attribut
TARGET avec indiqué le nom du cadre qui doit recevoir le lien (ex
: <A HREF="http://www.metafort.com" TARGET="cadre_bas">).
Dans l'exemple d'écran que nous avons proposé plus haut,
nous trouvions des cadres "principaux" et des cadres "annexes". Ces derniers
doivent être définis au sein du cadre central qui les comporte.
Ainsi, pour l'écran précédent qui était :
On aurait par exemple, de façon simplifiée et sans attributs
:
| Code HTML
<FRAMESET ROWS="100,*,15%">
<FRAME SRC="titre.html">
<FRAMSET COLS="200,*">
<FRAME SRC="sommaire.html">
<FRAMESET ROWS="60%,40%">
<FRAME SRC="article.html">
<FRAME SRC="notes.html">
</FRAMESET>
</FRAMESET>
<FRAME SRC="liens.html">
</FRAMESET> |
Traduction en français
Création de trois cadres horizontaux
1er cadre horizontal ppal : page à afficher
2ème cadre : création de 2 cadres verticaux
1er cadre vertical : page à afficher
2ème cadre vertical : création de 2 horizontaux
1er ss-cadre horizontal : page à afficher
2ème ss-cadre horizontal : page à afficher
fermeture du 2ème bloque
fermeture du 1er bloque
3ème cadre horizontal ppal : page à afficher
fermeture finale |
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Exercice n°20
Créez vous même une page comportant deux cadres horizontaux
dont le supérieur a une hauteur de 120 pixels et dont l'inférieur
est composé de deux cadres verticaux (celui de gauche ayant une
largeur de 120 pixels).
Créez vous-même le contenu des pages en question, avec
la seule contrainte suivante : un lien hypertexte situé dans le
cadre horizontal supérieur doit faire effet sur le cadre vertical
inférieur droit. |
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